08.07.2008

A l'Ecole des Femmes

Ceci n'est pas un discours "féministe", mais la rêverie d'une femme après 50 ans de carrière.
A l'Ecole des Femmes


Mon petit discours lors de mon pot de départ en retraite, à l'Université Paul-Valéry de Montpellier, dont j'ai été la présidente de 1998 à 2003.


Lorsqu'un homme qui a réussi sa carrière reçoit une décoration ou prend sa retraite, il a toujours la générosité de remercier sa femme dévouée "sans qui il n'aurait jamais pu etc.". Je l'ai même entendu comme vous, chers amis, dans la bouche de qqs présidents d'université... Récemment, l'épouse d'un proviseur décoré de l'ordre du mérite me confiait qu'elle avait renoncé à sa propre carrière pour favoriser celle de son mari, pour s'occuper de la maison et des enfants. Et c'est vrai : la plupart des hommes ont besoin de LEUR femme pour réussir leur carrière et le reconnaissent volontiers ! Y compris notre président de la République...

Et pour nous, les femmes ? C'est beaucoup plus compliqué, pour celles de ma génération en tout cas. J'ai dû me débrouiller seule le plus souvent. Mais non, à y réfléchir, je n'ai pu réussir ma carrière que grâce à des femmes et à des hommes comme vous tous ici présents. Et je veux vous en remercier ici, de tout mon cœur.
Vous les femmes au travail qui donnez l'exemple, qui avez compris que votre réussite professionnelle était bien plus que gagner de l'argent pour la famille, mais un modèle entraînant vos filles ou petites-filles ou amies, vers leur liberté, condition d'un vrai bonheur.
Merci à vous aussi, les hommes intelligents qui avez accepté de jouer les règles de ce tout nouveau jeu : l'égalité réelle femmes-hommes ! Tous les présents ont compris, parfois avec un gros effort, parfois du bout du cœur, que leur propre bonheur passe désormais par la liberté et l'épanouissement professionnel, entre autres, de leur femme. Certains ici peinent un peu, mais enfin ils ont fortement contribué à deux élections de présidentes d'université, sans perdre leur bonne humeur.

C'est une longue marche. Nous sommes à mi-chemin. Je veux souligner quelques moments forts d'une carrière d'un demi-siècle, pour dire ce que nous devons à l'Ecole de la République, de la maternelle à l'Université. Pas de liberté donc pas de bonheur pour les femmes si elles ne peuvent pas aller au bout de leurs études et de leur légitime ambition professionnelle.
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Quand j'arrive sur cette planète, en France, ma mère n'a pas le droit de vote, ni ses 2 sœurs, ni sa mère, ni aucune femme française. Ni bien sûr le droit d'être élue. Il leur faut attendre 1944...

Dans la génération de ma mère, les jeunes filles ont le droit de faire de courtes études, mais dans toutes les familles pauvres ou modestes, comme l'était la mienne, c'est le garçon qui fait les études longues ; toutes les économies de la famille y passent : les filles, même excellentes élèves comme ma mère, Suzanne, et ma tante, Juliette, s'arrêtent au brevet et doivent aller travailler, pour rapporter leur gain au père de famille, puis à leur mari, qui en disposent.

Je dois à l'Ecole de la République d'avoir été boursière et à mes parents d'avoir respecté les conseils de mes professeurs. Mais j'étais formée-formatée à la soumission normale d'une femme de l'époque. Longue marche...

A 25 ans, sortie de l'ENS Sèvres-Ulm, professeur agrégée des lettres, mère d'une petite fille, je suis encore obligée d'avoir le consentement de mon mari pour ouvrir mon compte en banque (et aux prénom et nom de mon mari !) et disposer de mon salaire.
Le pire, tellement mon esprit était formaté par ma société : je ne trouvais pas cela anormal ! Nous ne pouvions même pas en vouloir à nos père ou mari, car femmes et hommes étions tous formatés de même. Quoique... quand je dis "ma société", je me trompe, car elle était, elle est toujours gouvernée par des hommes.

De même, jeune professeur au lycée de jeunes filles de Montauban, je mets un tailleur-pantalon aux premiers froids de décembre : la directrice me convoque et me donne l'ordre de remettre des jupes! Bien formatée, je me soumets et reviens en jupes. C'était juste avant 68... Maintenant que j'y repense, j'ai honte d'être restée soumise et inconsciente si longtemps, jusqu'à l'âge de 35 ans...
Pendant 3 ans, je n'ose pas m'inscrire en thèse de doctorat, pour ne pas vexer mon mari, professeur de collège. Finalement, il m'y encourage, et j'enseigne à l'université en 1969.

A 35 ans, alors que j'enseigne à l''université, mon mari est toujours légalement chef de famille : il a seul le droit de rédiger et signer notre déclaration d'impôts ; certes la loi nous dit un jour que je peux juste co-signer si ça m'amuse, mais femme je n'y suis pas obligée, c'est sans valeur juridique ! comme toutes les femmes, j'étais encore traitée comme une mineure ! Les hommes avaient toujours l'autorité sur les biens et sur les enfants.

Nous avons eu la chance d'être fonctionnaires, les concours donnant aux femmes le même salaire à mérite égal. Mais pour celles qui travaillaient dans le privé, il leur faut attendre bien plus : Loi 1972 «à travail égal, salaire égal». Et loi Roudy 1983 : égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Mais en réalité ce n'est toujours pas acquis, loin de là.

L'Ecole, enseignants et personnels, a ouvert la voie pour cette égalité, intellectuelle, professionnelle, humaine. Et la longue marche continue. Merci à vous tous, femmes et hommes, qui m'avez élue directrice d'UFR, doyenne de faculté, puis présidente de votre université, la 1e dans le Sud de la France ! Merci et bravo d'avoir RÉélu une femme présidente ! Et bravo l'Université de Montpellier qui est la seule ville de France à avoir trois femmes présidentes. Seule ville en France, avec en plus une femme-maire venue ... de l'université de médecine. C'est une vraie révolution.
La 1e femme présidente ou doyenne d'université (Brest) fut Alice Saunier en 1968. Longue marche... En 1998 quand j'ai été élue, nous étions 5% (comme en Chine) : dix ans après, en France? 10%...


L'Ecole est LA VOIE des femmes. Nécessaires études pour toutes, aux racines de toute une société.

Encore faut-il en sortir et aller agir ailleurs si l'on veut vraiment un jour parvenir à une réelle égalité et changer cette société.

J'ai eu la chance de pouvoir être élue conseillère régionale en 2004, en tant qu'ancienne présidente, grâce à la loi Jospin 1998 rendant enfin la parité obligatoire dans les scrutins de liste (dans les autres scrutins, 10 à 15% d'élues ; et 4% de femmes élues au Conseil général de l'Hérault... en 2008) . Chance parce que cette expérience politique me permet de prendre conscience des réalités de notre monde, mais chance relative car je suis déçue et même effrayée par ce que je découvre : qui occupe tous les postes de réelle décision politique, économique, financière et même spirituelle ? qui dirige notre société ? Les hommes, dans une majorité écrasante, "écrasante", c'est le mot.

Je découvre peu à peu la puissance de tous les réseaux masculins, mâles, qui dirigent la société, sans du tout critiquer leur existence, car je me réjouis de la diversité du monde, mais dont j'attends qu'ils s'ouvrent enfin aux femmes : les chefs des églises de toutes les religions, je dis bien toutes, les clubs divers, Rotary, Francs-maçons, Lions, les chefs des partis politiques de gouvernement, etc. etc. Les jeunes hommes qui montent, j'en connais ici, et quelques-uns plus âgés sont décidés à cette évolution, pour leur bonheur et le nôtre. ((Lu tout récemment dans les journaux : 1) juillet 2008, "l'église anglicane vient d'approuver par vote le principe de l'ordination des femmes évêques, après un vif débat entre conservateurs et libéraux". Et le pape se permet de "regretter" ! 2) mai 2008, "l'initiation de 5 femmes par 5 loges maçonniques déclenche un scandale", avec procès et menace de radiation à l'encontre des vénérables hommes qui ont permis ces crimes !)) .
Longue marche. Du temps se passera encore avant cette idéale égalité, avant que les femmes puissent à leur tour influer réellement sur la marche du monde. Pour qu'elles puissent enfin y faire leurs preuves, pour la 1e fois dans l'histoire de l'humanité ! Nous sommes à mi-chemin.

Donc amis femmes et hommes, encourageons nos filles, petites-filles et amies à pousser leurs études aussi loin qu'elle le peuvent et veulent ; puis favorisons leur envol en dehors du cocon que restent l'université ou l'ECOLE, — où j'ai été si heureuse ; qu'elle partent, formées et non plus formatées, armées de leurs études, à l'action sur tous les terrains, à la conquête du monde réel qui sera le leur, dur, cruel, imprévisible. Désormais les hommes savent que c'est leur propre bonheur et le bonheur de tous qui est en jeu.

Et maintenant, buvons frais et festoyons tous ensemble !

03.06.2008

menace de fermeture du la cantine au Lycée Paul Valéry de Sète

En tant que Sétoise et socialiste, je suis touchée et désolée de la menace de fermeture du la cantine au Lycée Paul Valéry de Sète. Nos jeunes ne méritent pas cela! Quels que soient les revenus des familles, ils ont besoin d'une nourriture équilibrée, pour leur santé, leur poids, leurs études. Cela aussi c'est l'égalité des chances.

En tant que Conseillère régionale, je lis dans le Midi libre de samedi 31 mai : "le proviseur avait rencontré les conseillers régionaux de la zone qui s'étaient engagés oralement à ce que la Région verse la différence" : je souhaite donc préciser que je ne suis ni titulaire ni suppléante pour représenter la Région au Lycée Paul Va'. Je représente la Région dans tous les autres lycées de la ville, mais pas dans celui-ci. Et je ne fais pas non plus partie de la Commission Education à la Région. Je poserai des questions aux services de la Région et au Président de la Commission Education bien sûr, mais personnellement je n'ai aucun élément précis de ce dossier pour pouvoir intervenir. A suivre donc.

02.06.2008

Campus : une bonne nouvelle aussi pour Sète, MAIS

Bonne nouvelle pour Sète, MAIS :

L'acceptation du projet Campus pour l'Académie de Montpellier est aussi une chance pour notre ville de Sète! Engagement de l'Etat pour des millions d'euros ; ET le Président de Région Georges Frêche s'engage à rajouter 50 % à tout euro réellement investi par l'Etat en Languedoc-Roussillon. Cette manne profitera globalement à tous, donc aussi à l'IUT et à IFREMER à Sète. Surtout si nous passons à la "grande agglo"... Plus largement la réputation de la recherche et de l'université de notre Région va enrichir la réputation internationale de notre littoral, y attirer plus encore d'étudiants, chercheurs, entreprises et touristes ; donc favoriser emplois et reprise économique.

Toutefois, mauvaise nouvelle pour les autres : il faut dénoncer un tour de passe-passe de notre gouvernement : il faut s'inquiéter sur le devenir des 40 universités laissées pour compte, y compris TOM-DOM. Ne répondre qu'à l'urgence immobilière et au sous-équipement d'une quinzaine de campus français signifie l'abandon des autres à leur misère! Que répondra la ministre aux étudiants partout installés dans des préfabriqués, dans des amphis qui s'écroulent, dans des salles qui ne respectent plus les normes de sécurité? Qu'adviendra-t-il des sciences humaines et sociales, notre patrimoine culturel bêtement jugé "non-rentable"? La démocratisation de l'enseignement supérieur de qualité, longuement conquise en 30 ans, s'annonce ainsi en voie de disparition."

28.05.2008

Libres réactions d'une amie: mai 68 à mai 2008

A :"Michèle Weil-Bergougnoux"
date :28/05/08 10:03
objet : blog

Bonjour Michèle…
Je viens enfin de prendre le temps de lire ton blog. Je n'avais pas de
commentaire particulier à faire sur les rappels des avancées des
femmes (ou des retards), encore moins sur ce qui concerne plus
particulièrement ta région. J'aurais bien des réserves à faire sur les
enseignants face aux suppressions de postes, mais je pourrais être
injuste et on pourrait à juste titre me faire observer que je ne
connais pas bien la question ; serais-je désobligeante ? sans doute,
si je disais que certains ne sont pas assez payés et reconnus pour ce
qu'ils font, autorisant ainsi ceux qui sont trop payés pour en faire
le moins possible, à brailler dans leur ombre (ce qui est hélas vrai
aussi pour les chercheurs au CNRS, rentiers à vie pour certains !) ;
je connais au moins un cas d'enseignant certifié, payé pour faire un
demi-service, les 9 heures restantes servant à bétonner un travail de
syndicat qui consiste surtout à empêcher qu'on touche aux privilèges !
Il n'y a vraiment que l'Etat pour être aussi bonne fille !

Bien votre association Brassens. Il y a longtemps que nous écoutons ça
en famille : mon frère P. en était fan déjà quand il était
séminariste dans les années 60, et il a fait un tour de chant au
casino de ST. Céré à ces dates-là.

J'en ai plus qu'assez de la célébration de mai 68. C'était tout sauf
un mouvement venu du peuple, certes les ouvriers s'y sont ralliés -
tardivement- pour en tirer des bénéfices matériels, mais les étudiants
étaient des fils de bourgeois qui crachaient dans la soupe à laquelle
à peine commencions-nous à goûter, nous qui osions enfin sortir de nos
campagnes pour entrer à l'université. En 68, quoique jeune prof
agrégée, je n'avais pas oublié mon émerveillement quand j'avais pu
faire des études en fac : je ne m'y étais jamais ennuyée et les
"mandarins" m'avaient appris gratuitement bien des choses, même si les
cours n'étaient pas tous également éveilleurs d'esprit.
Complaisamment dans les journaux, les anciens acteurs s'autocélèbrent
quelle qu'ait été leur évolution, on leur demande quel a été leur
avenir, pas leur passé de non-prolétaire ! Je me souviens avoir laissé
les gosses à la maison et accompagné JP pour repasser une épreuve de
l'agrèg, j'étais scandalisée qu'on veuille empêcher les gens de passer
les concours (seul moyen pour nous, de famille modeste, de "parvenir",
tu le sais bien), et j'étais prête à faire le coup de poing. J'ai
retrouvé plus tard, préparant l'agrèg interne, un de nos collègues de
St. Céré, d'origine modeste lui, qui s'était bêtement laissé endormir
par les oukases contre "la culture bourgeoise" proférés par ceux qui
en avaient eu les bénéfices.
La liberté des mœurs ? La fin des carcans de la morale ? Intéressant,
mais je suis effarée par les dérives, et pour parfaire mon portrait de
réactionnaire je dirai que je n'aime pas du tout mon époque vulgaire,
hédoniste et individualiste à outrance avec des postures de solidarité
qui ne font qu'ajouter à l'amour de soi, sans parler des repentances
et autres excuses qui consistent à battre sa coulpe sur la poitrine de
nos ancêtres dans une méconnaissance totale de l'histoire et un
emballement scandalisé surjoué ! .
Les femmes ? Elles continuent d'avorter (le pourcentage ne baisse
pas), il y a des bébés dans les congélateurs. Je ne juge pas, je
trouve ça désespérant et je me dis que des formules comme "mon ventre
est à moi" sont la négation d'une des places de la femme et d'une
réflexion sur la beauté de la vie.
Les femmes ? elles continuent d'être battues dans tous les milieux,
pourtant quelques-uns de ces mecs ont l'âge d'avoir été élevés par des
soixante-huitardes ! Et parfois tuées simplement parce qu'elles ont
voulu interrompre une relation, conjugale ou extra-conjugale
qu'importe : un mec ne supporte pas d'être largué !
Les femmes ? elles continuent à être les pires ennemies des femmes :
autour de moi le phénomène se reproduit constamment : la trentenaire
qui est "arrivée" peut enfin songer à la stabilité affective ...et se
cherche le quinquagénaire évidemment ravi de lâcher la "vieille".
Les femmes ? quand elles disparaissent on ne se fatigue pas longtemps
à les chercher (voir le témoignage scandalisé du père d'I. Laville,
victime de Fourniret, sur le "dossier classé" au bout d'un mois par le
procureur d'Auxerre, juridiction où ont aussi été négligées les
victimes d'Emile Louis). Il y a eu aussi les pauvres jeunes
militaires, disparus de Mourmelon, et classés comme "déserteurs",
avant que les faits prouvent le rôle de Chanal.
Et que dire des pédophiles et autres amateurs de chair fraîche ! Et
des gosses qui autrefois se bornaient à jouer en cachette à "touche-
pipi" et qui à présent miment les films pornos(et finalement même ne
prime time il y a des scènes de coucherie explicites, quoiqu'inutiles
au scénario) et se photographient en train de baiser (?) la sœur du
copain ! Et que dire ici des airs scandalisés des adultes, car,
paradoxalement, en même temps que les revues féminines dites
convenables vont commencer à programmer les accessoires indispensables
à un été coquin, à dispenser les conseils pour gérer un adultère (si,
si, c'est vrai), bref en même temps que le sexe est dit libre, beau
joyeux, permissif, on s'offusque.
Comme on s'offusque de plaisanteries sur les juifs, les noirs, les
arabes (on ne pourrait plus tourner Rabbi Jacob ). Longtemps on a
brocardé surtout le pape et l'Eglise, heureusement maintenant il y en
a pour les imans, mais ça ne se passe pas aussi bien !

Bonne journée Michèle. Je sais que, comme d'habitude, tu seras pleine
d'idées et d'élans ; je m'en réjouis pour toi.
Je t'espère en bonne santé.
Je t'embrasse affectueusement
(TL)

27.05.2008

document de travail "Le devenir des femmes à Sète"

Voici un document de travail proposé par une autre Sétoise du collectif, en dialogue avec les 1es propositions de Pascale Gren. Tous ces textes serviront de base de travail aux futures réunions.

PETITE HISTOIRE …
Des changements sociaux et culturels modifient la place de la femme dans la société. De tout temps les femmes par leur ténacité ont tenté et réussi à se faire entendre et aussi s'intégrer dans la société au prix de batailles idéologiques et de déterminisme.

Ainsi le DROIT DE VOTE - essentiel- puisque cet acte politique est déterminant pour la définition de la forme de société induite; ce droit en terme d'égalité n'a pas été acquis depuis très longtemps pour certains pays
Les 1ers pays à l'avoir accordé aux femmes:
- en 1893 , la Nouvelle Zélande
- en 1918 le Canada
-Il faut attendre l'ordonnance du 21 avril 1944, signée par le Général de Gaulle qui donne enfin aux femmes françaises le droit de vote et le droit d'être élue, elles voteront pour la 1ère fois le 20 avril 1945 aux élections municipales
-en 1948 la Belgique
-en 1952 la Grèce
-entre 1966 et 1971 pour la Suisse
-en 2005 le Koweit
Tout le long du 19è siècle, la femme a été confinée dans un statut de mineure à vie. Jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, certaines mesures perdurent; ainsi dans la plupart des pays européens, la femme devait demander l'autorisation à son mari pour exercer une profession, se présenter à un examen, s'inscrire dans une université, ouvrir un compte en banque, faire établir un passeport, passer un permis de conduire, se faire soigner dans un établissement.
Quelques femmes ont marqué leur temps et ouvert un espace sur la place de la femme dans la société, soit par leur personnalité soit par des actions et leur volonté de faire évoluer le cours des choses:
-1875: Madeleine Brès 1ère femme médecin
-1903: Marie Curie 1ère femme à obtenir le prix Nobel de physique
-1909: les femmes salariées ont droit à 8 semaines de congé maternité et ne peuvent être licenciées pendant cette période-1920: les femmes peuvent appartenir à une organisation syndicale sans avoir l'autorisation de leur mari
-1949: Simone de Beauvoir publie "Le deuxième sexe"
-1959:Jeanne Levy 1ère femme titulaire d'une chaire à la faculté de médecine de Paris
-1962/63:Création du M D F ( mouvement démocratique féminin) par Marie Thérèse Eyquem et Colette Audry rejointes plus tard par Yvette Roudy
-1969 Françoise Chandernagor 1ère femme major à l'ENA
-1970:fondation de MLF ( mouvement de libération des femmes). Le congé maternité est porté à 12 semaines avec 90% du salaire
-1972:Toutes les grandes écoles sont ouvertes aux filles, depuis 1959 seule l'école des Ponts et Chaussées leur était accessible
Anne Chopinet 1ère femme polytechnicienne
Fondation du CNIDFF ( centre national d'information sur les droits des femmes et des familles) dont l'action est axée essentiellement sur l'égalité hommes femmes et la défense des droits,est représentée dans tous les départements et travaille en partenariat avec de nombreux organismes gouvernementaux et administrations (ministre Xavier Bertrand)
-1980:Marguerite Yourcenar 1ère académicienne, commandant de la légion d'honneur et officier de l'ordre national du mérite
-1981:Yvette Chassagne 1ère femme préfète
-1984: 1ère femme présidente d'une cour de cassation
1ère femme croupière
1ère femme jockey ( D Boutboul)
-1985:1ère femme agent de change
1ère femme pilote militaire
-1996 Claudie André-Deshays 1ère femme cosmonaute

La notion d'égalité dans le couple se concrétise à partir de 1965 et donne plus de liberté à la femme mariée
1965 : Une loi vers l’égalité dans le couple va changer la vie matrimoniale
Grâce à la loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux, les Françaises n’ont plus besoin du consentement de leur mari pour travailler ou pour ouvrir un compte en banque et disposer de leurs propres biens.
1985 : L'égalité des époux et des parents
L'article 2 de la loi de finances pour 1983 supprime la notion de chef de famille en matière fiscale
et la loi du 23 décembre 1985 établit l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et l’égalité des parents dans la gestion des biens et des enfants mineurs.

La guerre de 1939-45 a fait prendre conscience à la femme qu'elle pouvait avoir un rôle déterminant au sein de la société : la mobilisation masculine a obligé la femme a assumer des rôles qu'elle n'avait pas envisagés des années auparavant ; devenues à la fois chefs de famille, chefs d'entreprise et même activistes engagées dans la lutte contre l'ennemi. Ces moments difficiles terminés, l'évolution était dès lors en marche et les femmes ont admis qu'elles devaient être maitres de leurs destins, c'est à dire pouvoir influer sur leur choix de maternité , de vie professionnelle ou personnelle.
Le 8 mars 1956 : Le Mouvement français pour le planning familial accueille les femmes et les informe sur la contraception et la
sexualité. Cette année-là la première pilule contraceptive est mise en vente aux États-Unis ; en 1961 est ouvert à Grenoble le premier centre d’'accueil du Mouvement français pour le planning familial.
1967 : L'autorisation de la contraception Loi Neuwirth donnant accès aux moyens contraceptifs
1975 :la loi autorisant l'avortement (Simone Veil alors ministre de la Santé)-50 000 manifestantes à Paris-
Cette loi provisoire a été pérennisée en 1979 et complétée en 1982 par le remboursement de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) par la sécurité sociale.

1975 : déclarée année de la Femme; les Nations Unies commencent à observer la journée internationale le 8 mars 1975, qui prendra en France sous un gouvernement socialiste un caractère officiel le 8 mars 1982

A travail égal, salaire égal
La loi du 22 décembre de 1972 relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes introduit le principe « à travail égal, salaire égal ».
La loi du 13 juillet 1983 portant modification du code du travail et du code pénal (loi Roudy) établit l’'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
2005: pour la 1ère fois le label Egalité Professionnelle instauré par le ministre de la parité: Nicole Ameline est décerné à une entreprise : le groupe PSA
2005:Laurence Parisot à 45 ans devient la 1ère femme à prendre la tête du patronat français (MEDEF) le 05/07

D'autres mesures ont suivi, la répression du viol en 1980 reconnu comme un crime, un attentat contre la personne, passible de la cour d'assise.
La loi Neiertz contre le harcèlement sexuel au travail complète l'ensemble.

Les femmes et la politique
Depuis le 17 juin 1998 la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions. Signé par: JACQUES CHIRAC, le Premier ministre LIONEL JOSPIN , la garde des sceaux, ministre de la juslice ÉLISABETH GUIGOU
Le principe de la parité en politique a été acquis en 1999, celui-ci est devenu une loi le 6 juin 2000.
Le 21 avril 2008, 60 ans après l'obtention du droit de vote (1944) les Françaises sont en majorité toujours exclues des hauts lieux de décision politique.
Des femmes, engagées politiquement, ont marqué leur temps
1975:Margareth Thatcher 1ère femme anglaise à la tête d'un grand parti politique
1947: Germaine Poniso-Chapuis,1ère femme ministre -santé publique et population
-1953:Jacqueline Bauchet 1ère femme au Conseil d'Etat
-1988 Benazir Bhutto 1ère femme à diriger un pays musulman (Pakistan)- 1er ministre- assassinée en 2007 à l'issue d'un discours
1989 M Madeleine Fourcade (ex-résistante) 1ère femme d'honneur dont les obsèques ont lieu aux Invalides
-2000: loi portant sur l'égalité de l'accès aux mandats électoraux( parité des listes électorales)
-2002:le23/02 Ingrid Betancourt candidate écologique à la présidentielle en Colombie est enlevée par les Farcs, elle rentre dans la plus grande durée de prise d'otage crapuleuse d'une femme comme monnaie d'échange. Elle n'est toujours pas libérée.
-2005: le 18/09 Angela Merkel devient la 1ère femme chancelière allemande après avoir réussi la formation d'une grande coalition poliitique
-2005: le 23/11 Ellen Johnson Sirleaf est élue présidente du Libéria et devient ainsi la 1ère femme présidente d'un état du continent africain
-2006:le15/01: Michèle Bachelet est élue présidente du Chili et devient la 1ère femme présidente d'un état du continent Sud Américain
Des femmes s'engagent dans une lutte extrême pour leur pays : attentats , actions terroristes (ETA, conflit arabo palestinien)


Les résistances à l'émancipation des femmes

En France, la citoyenneté politique des femmes a été concédée bien plus tard que dans la plupart des autres pays d'Europe.
La France est en retard par rapport aux pays de l'Union Européenne quant à la représentation des femmes en politique.
La question se pose aujourd'hui de savoir si les femmes doivent revendiquer l'égalité ou une spécificité féminine.
Il y a probablement en France "une conscience de genre" latente, mais forte, qui est une garantie démocratique.
Des hommes et des femmes ont fait avancer les lois et mettent en
application ces nouveaux droits civiques
L'essentiel des obstacles posés sur le chemin qui conduit à l'élection provient des partis politiques eux-mêmes, dans la place qu'’ils réservent aux choix et décisions des militants et militantes comme responsables et a fortiori comme candidates et candidats en position éligible.
Avec 6 % de représentantes à l'Assemblée Nationale, la France n'arrive qu'au 11ème rang des pays de l'Union européenne en s'affichant parmi les derniers en matière de représentation féminine en politique avec 10,9%
Les deux derniers pays européens à bloquer la représentation des femmes sont la Grèce et la France, symboles de la démocratie.

Des changements sociaux et culturels modifient la place de la femme dans la société
Dès maintenant, il s'agit que les femmes et des hommes se mettent en mouvement et créent des collectifs.
La collaboration d’hommes et de femmes a permis la conquête de droits majeurs d’égalité dans la famille, au travail, et dans la parité en politique.
Toutefois, les progrès demeurent lents, 8 années plus tard, cette loi sur la parité est loin d’avoir atteint les objectifs affichés.
Dans les entreprises, de nombreuses professions se sont féminisées, mais les cadres féminines demeurent minoritaires. Les salaires restent toujours inégaux pour toutes les salariées françaises.

Les effets de la loi
Force est de constater que la parité n’a progressé que là où les candidatures étaient soumises à des conditions vraiment contraignantes, c’'est-à-dire dans les instances élues au scrutin proportionnel de liste.

L’'« effet de négociation » : Les femmes disposent désormais, au sein des partis politiques, d’un pouvoir de négociation tel qu’il sera désormais de plus en plus difficile de les reléguer dans des rôles de figuration.

L’ '« effet d’image » : La loi du 6 juin 2000 a changé le regard que les citoyens et les media portent sur les instances politiques. L’absence de femmes, à laquelle on était tellement habitué qu'’elle passait pratiquement inaperçue, apparaît aujourd’'hui comme une anomalie.

Pour maintenir ou améliorer la qualité de leur image, les partis ont donc intérêt à accorder une certaine attention aux candidatures féminines, ou du moins à ne pas se montrer plus « machistes », à cet égard, que leurs principaux concurrents...

L’ '« effet symbolique » : s’'exerce d’abord sur les femmes elles-mêmes, qui prennent petit à petit conscience de leurs potentialités en tant que citoyennes, et qui s'’impliquent davantage dans la vie politique.


Les données clés
Documents et Statistiques
"Où en est la parité électorale", "La loi du 6 juin 2000 : un outil
juridique perfectible" colloque du 5 et 6 octobre 2007
Source:
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/agenda/pdf/
20071005_prog_resum_montpellier.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/espace_presse/communiques/pdf/
c_20080410.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/agenda/pdf/
20071005_prog_resum_montpellier.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/index.htm
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/portail/guide.pdf

Les droits des femmes dans le monde
http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Actu/rose

Je pense que ce document pourrait servir de base de travail, des questions pourraient être posées ou servir de thème de réflexion , notamment la place de la femme dans la société française et internationale, l'évolution dans le contexte actuel (économique , intermondialiste , entre pays du nord et du sud , ....), importance de la religion et de l'éducation , importance de la présence féminine ( jugements, comportement, appréciation des évènements....), expressions et actions, l'importance de la vie et de l'action politique.
Autant de questions qui ne doivent pas isoler la femme mais l'intégrer totalement dans le contexte humain où chacun (homme ou femme) a sa place et doit évoluer dans un esprit de partage collectif rejetant la culture de l'individualisme , pour construire , refonder sur des bases socialistes ouvertes à l'expression la plus large possible.C'est dans cet esprit-là que notre parti grandira , qu'il retrouvera son unité et sera à même de défendre ses valeurs fondamentales oeuvrant à une société plus juste, plus libre, à visage humain.

16.04.2008

Suppressions de postes : BIS

Dans un article de mon BLOG, titré "sur les suppressions de postes Lycées", je présentais une motion socialiste sur ce sujet et j'écrivais :
"J'ai participé à la manifestation des parents d'élèves à l'entrée du Lycée Joliot-Curie de Sète le samedi matin 15 mars." etc.

Je ne comprends donc pas les motivations du journaliste qui ironise sur le retard mis par le PS à réagir.

De plus, toutes les télévisions, les radios, les journaux, internet, en font ACTUELLEMENT leurs gros titres, justement parce que les manifestations s'intensifient et que les protestations viennent de partout , de plus en plus nombreuses. Je ne puis imaginer que le Midi libre soutienne ces suppressions de postes et de classes, en particulier dans nos collèges et lycées sétois. Et la casse du service public par la droite dure de Sarkozy.

L'ECOLE reste l'ascenseur social par excellence pour nos jeunes. Chacun doit faire tout ce qu'il peut pour la sauver, les sauver.

Le Président de notre Région, Georges Frêche, vient d'écrire une lettre en ce sens au Recteur.

Le lido assassiné : BIS!

Réagissant à un article du Midi libre du mercredi 26 mars, j'avais déjà mis sur mon BLOG l'article "Le lido assassiné". Vous pouvez le consulter. J'y dénonce ceux qui prétendent que le déplacement de la route va "sauver la plage" !!! Mensonge. Je prouvais que le sable de la plage sera simplement emporté par la mer en plus grande quantité! car rien ne sera fait techniquement pour protéger la plage avant 2011 ou 2012, au plus tôt! J'y prédisais que le sable emporté serait en réalité remplacé par du sable importé, très chèrement.
Eh bien voilà, l'article du Miidi libre du 16 avril, p. 3 de Sète, est bien obligé d'avouer, par miettes, la vérité: le sable emporté sera remplacé, année après année, par celui qu'on enlève de l'Etang, et ça nous coûte cher, des centaines de milliers d'euros.
La plage se vide, les poches des contribuables Sétois se vident et celles des gros entrepreneurs en bâtiment et travaux et de leurs amis se remplissent.
Le reproche ne va pas aux journalistes qui sont bien obligés de citer les beaux discours politiques de droite... Et l'écologie dans tout ça? nulle part. Emportée avec le sable.

15.04.2008

COLLECTIF "LE DEVENIR DES FEMMES A SETE"

Pascale GREN
« Le Devenir des femmes à Sète »

Un petit groupe de 7 femmes socialistes a souhaité fonder à Sète un collectif « Le Devenir des femmes à Sète ». Pascale Gren anime ce collectif.
Dans un esprit positif de large rassemblement, en dehors des « courants » divers qui agitent le PS. Pour le bien-être et la réconciliation. En sincère respect des statuts et des résultats des votes démocratiques en section.
Sans aucun « féminisme » d’un autre âge, car, après bien des luttes, nos lois et notre constitution garantissent désormais la parité et l’égalité entre femmes et hommes. Beaucoup d'homme se disent choqués de voir les femmes rester "potiches" en politique.

Deux étapes, pour commencer :
1e étape : état des lieux — miroir de ce que nous sommes

Toutes les adhérentes qui le désireront pourront se rassembler dans ce collectif pour dresser notre propre « inventaire » :
Nous femmes socialistes adhérentes à la section de Sète,
— QUI sommes-nous ?
Combien sommes-nous ?
— Pourquoi avons-nous accompli ce geste grave de « prendre la carte, s’encarter » ? Qu’est-ce que nous espérions par cette démarche d’adhésion ? notre attente a-t-elle été déçue, et si oui en quoi ? ou bien avons-nous trouvé ce que nous cherchions et en quoi ?
— Pourquoi les femmes s’expriment-elles si peu en CA et en AG ? Les hommes interrogés avouent s’en étonner : « elles ont le droit de s’exprimer librement, nous ne nous y opposons pas, au contraire, nous l’attendons, pourquoi ne le font-elles pas ? »
—De quoi les adhérentes PS sont-elles porteuses ? de quelles richesses, à mieux exploiter ? en quoi sont-elles impliquées dans la vie du parti qu’elles ont choisi ?
— Comment favoriser et structurer la parole des femmes ? Sans doute beaucoup ont beaucoup à dire, envie de s’exprimer, mais n’osent pas parler car elles n’en ont pas l’habitude, tout simplement ! Le collectif, dans une ambiance de plaisir et de désir, sera un lieu qui facilitera cette expérience de la prise de parole en public.

Un questionnaire anonyme sera distribué : civilité, âge, type de formation et compétences acquises, catégories socio-professionnelles, seules ou en couple, femmes sans emploi: situation choisie ou subie? Enquête de satisfaction : motivations, désirs, projets, difficultés.

— Un état des textes de loi (parité, égalité) sera diffusé (voir dans ce même BLOG).

— Les comptes rendus de nos réunions seront présentés et votés en AG. Les réunions auront lieu dans le local de la section, que notre secrétaire Dédé Lubrano acceptera bien de mettre à notre disposition une ou deux fois par mois.

2e étape :
Ouverture vers les femmes des adhérents et vers les sympathisantes
non-encartées PS. Le collectif établira un questionnaire adapté pour ces femmes amies qui n’ont pas voulu ou pu s’encarter, pour différentes raisons. Si ce sont des raisons matérielles (santé, garde de jeunes enfants, cherté de la carte à 70 euros, éloignement sans voiture) le collectif pourra s’organiser pour résoudre ces difficultés (tour de rôle pour garder les enfants; co-voiturage; tombola, loterie, pâtisseries ou loto pour aider à l’achat des cartes).
Les réunions du collectif se feront en alternance, tantôt entre « encartées », pour réussir un meilleur investissement dans la vie de notre « parti ». Tantôt avec toutes les sympathisantes, cela aboutissant à un travail plus largement ouvert sur la vie en société civile à Sète.

Femmes : appel de Pascale GREN

PETITE HISTOIRE … Des changements sociaux et culturels modifient la place de la femme dans la société
L'ordonnance du 21 avril 1944, signée par le Général de Gaulle donne enfin aux femmes le droit de vote et le droit d'être élue.

Tout le long du 19è siècle, la femme a été confinée dans un statut de mineure à vie. Jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, certaines mesures perdurent; ainsi dans la plupart des pays européens, la femme devait demander l'autorisation à son mari pour exercer une profession, se présenter à un examen, s'inscrire dans une université, ouvrir un compte en banque, faire établir un passeport, passer un permis de conduire, se faire soigner dans un établissement.

1965 : Une loi vers l’égalité dans le couple
Grâce à la loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux, les Françaises n’ont plus besoin du consentement de leur mari pour travailler ou pour ouvrir un compte en banque et disposer de leurs propres biens.
Le 8 mars 1956 : Le Mouvement français pour le planning familial accueille les femmes et les informe sur la contraception et la sexualité. Cette année-là la première pilule contraceptive est mise en vente aux États-Unis et en 1961 est ouvert à Grenoble le premier centre d’accueil du Mouvement français pour le planning familial.

1967 : L'autorisation de la contraception
Janvier 1975 la loi autorisant l'avortement (Simone Veil)

Cette loi provisoire a été pérennisée en 1979 et complétée en 1982 par le remboursement de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) par la sécurité sociale.

1972 : A travail égal, salaire égal
La loi du 22 décembre de 1972 relative à l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes introduit le principe « à travail égal, salaire égal ».
D'autres mesures ont suivi, la répression du viol en 1980 reconnu comme un crime, un attentat contre la personne, passible de la cour d'assise.
La loi Neiertz contre le harcèlement sexuel au travail complète l'ensemble.

La loi du 13 juillet 1983 portant modification du code du travail et du code pénal (loi Roudy) établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

1985 : L'égalité des époux et des parents
L'article 2 de la loi de finances pour 1983 supprime la notion de chef de famille en matière fiscale
et la loi du 23 décembre 1985 établit l’égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et l’égalité des parents dans la gestion des biens et des enfants mineurs.

Depuis le 17 juin 1998 la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions. Signé par: JACQUES CHIRAC, le Premier ministre LIONEL JOSPIN , la garde des sceaux, ministre de la juslice ÉLISABETH GUIGOU
Le principe de la parité en politique a été acquis en 1999, celui-ci est devenu une loi le 6 juin 2000.

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Les femmes et la politique
Le 21 avril 2008, 60 ans après l'obtention du droit de vote (1944) les Françaises sont en majorité toujours exclues des hauts lieux de décision politique.

Les résistances à l'émancipation des femmes

En France, la citoyenneté politique des femmes a été concédée bien plus tard que dans la plupart des autres pays d'Europe.
La France est en retard par rapport aux pays de l'Union Européenne quant à la représentation des femmes en politique.
La question se pose aujourd'hui de savoir si les femmes doivent revendiquer l'égalité ou une spécificité féminine.
Il y a probablement en France "une conscience de genre" latente, mais forte, qui est une garantie démocratique.
Des hommes et des femmes ont fait avancer les lois et mettent en application ces nouveaux droits civiques
L'essentiel des obstacles posés sur le chemin qui conduit à l'élection provient des partis politiques eux-mêmes, dans la place qu’ils réservent aux choix et décisions des militants et militantes comme responsables et a fortiori comme candidates et candidats en position éligible.

Avec 6 % de représentantes à l'Assemblée Nationale, la France n'arrive qu'au 11ème rang des pays de l'Union européenne en s'affichant parmi les derniers en matière de représentation féminine en politique avec 10,9%
Les deux derniers pays européens à bloquer la représentation des femmes sont la Grèce et la France, symboles de la démocratie.



Des changements sociaux et culturels modifient la place de la femme dans la société
Dès maintenant, il s'agit que les femmes et des hommes se mettent en mouvement et créent des collectifs.
La collaboration d’hommes et de femmes a permis la conquête de droits majeurs d’égalité dans la famille, au travail, et dans la parité en politique.
Toutefois, les progrès demeurent lents, 8 années plus tard, cette loi sur la parité est loin d’avoir atteint les objectifs affichés.
Dans les entreprises, de nombreuses professions se sont féminisées, mais les cadres féminines demeurent minoritaires. Les salaires restent toujours inégaux pour toutes les salariées françaises.

Les effets de la loi
Force est de constater que la parité n’a progressé que là où les candidatures étaient soumises à des conditions vraiment contraignantes, c’est-à-dire dans les instances élues au scrutin proportionnel de liste.

L’« effet de négociation » : Les femmes disposent désormais, au sein des partis politiques, d’un pouvoir de négociation tel qu’il sera désormais de plus en plus difficile de les reléguer dans des rôles de figuration.

L’ « effet d’image » : La loi du 6 juin 2000 a changé le regard que les citoyens et les media portent sur les instances politiques. L’absence de femmes, à laquelle on était tellement habitué qu’elle passait pratiquement inaperçue, apparaît aujourd’hui comme une anomalie.

Pour maintenir ou améliorer la qualité de leur image, les partis ont donc intérêt à accorder une certaine attention aux candidatures féminines, ou du moins à ne pas se montrer plus « machistes », à cet égard, que leurs principaux concurrents.

L’ « effet symbolique » : s’exerce d’abord sur les femmes elles-mêmes, qui prennent petit à petit conscience de leurs potentialités en tant que citoyennes, et qui s’impliquent davantage dans la vie politique.


Les données clés
Documents et Statistiques

"Où en est la parité électorale", "La loi du 6 juin 2000 : un outil juridique perfectible" colloque du 5 et 6 octobre 2007
Source: http://www.observatoire-parite.gouv.fr/agenda/pdf/20071005_prog_resum_montpellier.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/espace_presse/communiques/pdf/c_20080410.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/agenda/pdf/20071005_prog_resum_montpellier.pdf
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/index.htm
http://www.observatoire-parite.gouv.fr/portail/guide.pdf

Les droits des femmes dans le monde
http://forum.psychologies.com/psychologiescom/Actu/rose-sari-sujet_1954_1.htm

13.04.2008

Francophonie en Région 29 avril

Des centaines d'associations en Région Languedoc-Roussillon travaillent en liaison avec des pays du monde entier où l'on parle français. C'est un côté positif de la mondialisation. Or, surprenant, la plupart travaillent dans l'isolement et en souffrent.

Déléguée du Président de Région à la Francophonie, j'ai lancé le projet d'une journée "Francophonie en Région L-R". Ce sera mardi 29 avril, de 14 à 19 h.
Objectifs : 1) prise de conscience collective de la richesse de ce réseau qui s'ignore ; 2) informations sur l'actualité et le devenir de la Francophonie ; 3) création d'un annuaire et d'un site; 4) facilitation des actions de chaque association qui le souhaite.

Nous avons dressé une 1e liste de ces associations, mais pas exhaustive. Diffusez cette invitation ! Merci.
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Destinataires : associations concernant la francophonie, conseils généraux, universités, acteurs économiques concernés par la francophonie, agglos et mairies de la Région

INVITATION

Madame, Monsieur,

M. Georges Frêche, Président de la Région Languedoc-Roussillon et Mme Michèle Weil, conseillère régionale, présidente honoraire d’université, déléguée du Président à la francophonie, vous invitent mardi 29 avril 2008 pour la première « Journée Régionale de la Francophonie » qui se tiendra à l’Hôtel de Région à Montpellier.

Cette manifestation réunira des représentants des collectivités locales, des universitaires, des acteurs économiques régionaux et des associations œuvrant dans les domaines de la culture, de la promotion de la langue française, des échanges culturels et/ou économiques, de la solidarité internationale et de l’humanitaire en direction des pays membres ou observateurs de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF présidée par M. Abdou Diouf).

Notre invité d’honneur et conférencier sera M. Gérard SOURNIA, chargé de mission depuis 2005 de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Île-de-France, pour la Francophonie et la coopération internationale et décentralisée dans les pays francophones.
En Région Languedoc-Roussillon, un collectif d’associations, Francophonissimo, dont le président est Jean-Pierre Graveron, s’est créé en 2001. Il s’est donné comme mission de coordonner les actions des associations liées à la francophonie et de servir d’interface avec les collectivités locales lors du montage de leurs projets.

Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer et de travailler ensemble, nous vous prions d’agréer l’expression de nos cordiales salutations.
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Coupon détachable
∑ je participerai à la journée du mardi 29 avril 2008
∑ je participera au buffet régional
∑ représenté par
∑ accompagné par
A renvoyer à Martino.Maguelonne@cr-languedocroussillon.fr
Ou Maguelonne Martino, Service des Relations internationales, Hôtel de Région, 201 Avenue de la Pompignane, 34064 Montpellier cedex 2

PROGRAMME (journée du mardi 29 avril 2008)

14h-16h Conférence (avec projection d'un DVD) suivie d’un débat :
« Francophonie et mondialisation » par M. Gérard SOURNIA

M. Gérard SOURNIA. Docteur en géographie tropicale, auteur d’une thèse sur les Parcs nationaux africains, Gérard Sournia est un familier des pays du Sud, et de l’Afrique en particulier, où il a vécu et exerça ses activités durant plus de 30 ans. Depuis 2005 il est chargé de mission de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Île-de-France, pour la Francophonie et la coopération internationale et décentralisée dans les pays francophones. Il est originaire de notre Région Languedoc-Roussillon.

16h : pause-café
16h15-18h : table ronde animée par Michèle Bergougnoux-Weil, déléguée du Président de Région à la Francophonie.
Les associations qui le souhaitent pourront expliquer ce qu'elles font, leurs projets, leurs difficultés, leurs attentes.

18h buffet-dégustation de produits régionaux
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